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Le Canton peut-il se permettre de baisser les impôts ?

Photo du rédacteur: Diana Dreyfus
Diana Dreyfus
31 août
1 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 oct.

Comme beaucoup d’habitants du district de Morges, je fais partie de cette classe moyenne qui voit une part importante de ses revenus partir en impôts, alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter. Dans ce contexte, l’initiative 12 % pose une question assez simple : lorsque les finances cantonales le permettent, l’État doit-il conserver toujours davantage de recettes ou peut-il en rendre une partie à celles et ceux qui les financent ?


Je suis clairement favorable à la deuxième option.


Une baisse de 12 % de l’impôt cantonal redonnerait du pouvoir d’achat aux contribuables vaudois. Pour certains, cela représentera quelques centaines de francs par année, pour d’autres davantage. Mais je trouve curieux de considérer ces montants comme négligeables lorsqu’il s’agit d’une baisse d’impôts, alors que chaque aide supplémentaire de quelques dizaines de francs est, à juste titre, considérée comme bienvenue.


Nous devons évidemment financer des prestations publiques de qualité. Mais cela ne signifie pas que les dépenses de l’État doivent systématiquement augmenter avec ses recettes. Il doit aussi être capable de maîtriser ses dépenses et, lorsque la situation financière le permet, de laisser davantage d’argent à la population.


On nous annonce que cette baisse entraînerait nécessairement des coupes dans les transports, la santé ou les prestations sociales. Je ne partage pas cette vision. Avant d’opposer baisse d’impôts et services publics, demandons-nous aussi comment utiliser au mieux les moyens importants dont dispose notre Canton.


Après les réformes fiscales en faveur des entreprises, il est légitime de penser aussi aux particuliers et à la classe moyenne.


Le 27 septembre, je voterai donc OUI à l’initiative 12 %.

 

 
 
 

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